De la nécessité du pardon... ou pas !

November 25, 2016

 

 

 

Dans les méandres des relations humaines, il est souvent besoin d'aborder la question du pardon. J'ai déjà évoqué le sujet en précisant qu'à ce jour, le seul outil que j'avais véritablement inventé était celui du pardon thérapeutique. Celui-ci consiste en une série de phrases à écrire à la main sur une feuille blanche au stylo à bille bleu. Ces phrases doivent par la suite être lues à voix basse puis à haute voix jusqu'à disparition des remontées émotionnelles (parce qu'il y en a forcément).

Pour aller plus loin,j'aborderai la question sous l'angle de la spiritualité, du sens que je donne à cette démarche pour en arriver à l'évidence de son aspect facultatif. Oups !!!

Je reprends le mon prédicat de départ qui veut que les scènes de nos vies quotidiennes sont l'exact résultat de notre équation vibratoire. Par ailleurs, la véritable essence de nos expériences de vie n est pas dans les choses, les personnes et leurs comportements. Elle se situe dans le ressenti que nous procure ceux-ci. Par ailleurs, j'ai la main sur ces ressentis et je peux donc modifier la tonalité émotionnelle liée à un événement. La psychologie énergétique, les thérapies brèves et les neurosciences appellent cela la consolidation du souvenir. La démarche de pardon n'est pas très différente : reconsidérer l'événement et décider d'y apporter un autre regard moins lourd et moins intense psychologiquement sans nier les préjudices portés. Il s'agit aussi de reconnaitre que le-dit préjudice est essentiellement porté par la réaction, l'émotion, la représentation et le discours interne, que j'apporte en réponse à l'expérience vécue. C'est la base du Travail (The Work) de Byron Katie.

Dès lors, je peux entendre certains discours qui concluent que la démarche même de pardon n'est en soi, pas nécessaire. À ceci près qu'on en prend conscience qu'après avoir complété cette démarche au moins une fois.

Je vous propose de revoir la vidéo que j'ai tournée sur ce sujet à l'époque sur la chaine Hors Formats.

 

La philosophie toltèque transmise par Miguel Ruiz va encore plus loin. Elle estime que c'est à celui qui s'est porté préjudice en mettant en place la réaction, la réponse à l'événement de demander pardon. À l'autre, à Dieu, au diable puis ultimement à lui-même. La raison en est que la spiritualité non duelle considère que le plus grand préjudice est que la réaction mise en place est un prétexte pour se fermer à l'Amour qui par essence est bien au delà de l'acte qui en lui même ne m'aura fait souffrir que parce que je l'aurai décidé.

J'entends d'ici la levée de bouclier et les réactions épidermiques provoquées par un tel discours. Que chacun se sente libre de refuser cette démarche. Prenez malgré tout le temps d'en connaitre un peu mieux les motivations en parcourant Le Don du Pardon le livre que Olivier Clerc a rédiger suite à sa rencontre avec le Nagual de Téhotihuacan.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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