5 clés qui permettent d'être Soi

March 10, 2017

 

 

Attention Haute Voltige ! 

Dans la série "Je remets tout en question parce que ça me fait kiffer", voici le dernier épisode.

 

Dans la quête effrénée au bien-être héritée de trente années de New Age, nous avons certainement perdu de vue quelques subtilités essentielles. Nous admettons volontiers que notre vie quotidienne est le théâtre de bien des déboires causés par nos croyances limitantes et nous avons vite fait d'identifier les dites croyances aux blessures qu'elles nous font ressentir. De fait nous cherchons par tous les moyens à nous guérir et disons le clairement, nous débarrasser des dites blessures avec plus ou moins de succès.

Si j'en crois Un Cours En Miracle et les autres spiritualités dites non-duelles, le salut ne réside pas dans la guérison à proprement parler mais dans la correction des perceptions erronées qui nous ont apportés la conscience illusoire du danger et du manque puis de la souffrance qui en découlent.

Plus clairement si je veux guérir mes blessures, je pars du principe qu'elles ne sont pas justes (je parle de justesse, pas de justice) et qu'elles sont bien réelles. Or rien de réel ne peut être menacé et rien d'irréel n'existe...

Si à l'inverse je pars du principe que ces blessures sont la manifestation d'un état d'être illusoire, ce n'est plus la blessure que je dois guérir mais mon état d'être que je dois changer. Si je ne suis pas puni pour mes péchés mes par ceux-ci, c'est la conscience de qui je suis vraiment que je dois élever.

Rappelez-vous le livre de la Genèse et le fameux péché originel. Nous avons vite fait de penser que la faute vient du fait d'avoir contrevenu à un ordre, d'avoir transgressé une interdiction. Cela ne m'a jamais satisfait : la sentence me parait trop disproportionnée venant d'un être par essence "bon et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour". À mon sens, l'erreur vient du fait que le serpent promettait à Ève de devenir comme Dieu si elle mangeait du fruit défendu. À ceci près... que c'était déjà le cas ! Dieu a fait l'homme à son image, c'est écrit juste quelques versets plus haut. Dans ce cas là comme dans tous les autres, l'erreur de perception réside dans le fait d'omettre, d'ignorer, de ne pas considérer qui nous sommes vraiment.

En clair si je sais qui je suis, que j'en suis heureux et comblé, je ne peux ressentir ni injustice, ni trahison, ni humiliation, ni rejet ni encore moins abandon. À l'inverse, entretenir de tels sentiments vient forcément d'une perte de conscience, d'un défaut de connaissance et d'Amour (de préférence ?) de Soi.

J'ai bien conscience que c'est plus facile à dire qu'à appliquer (encore fallait-il le dire), cependant se poser la question est un bon début.

 

 

 

 

 

 

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