Construction du Moi et révélation du Soi

August 28, 2017

De toutes les crise qui traversent la planète en ce moment, celle qui me parait la plus importante est la crise ontologique. Reprenons la définition littérale du mot crise comme un brusque accès, une forte manifestation d'un sentiment ou d'un état d'esprit. Considérons ensuite l'ontologie comme une réflexion sur la nature réelle de ce qui nous entoure et du sens de la vie. Ainsi donc tout l'intérêt du brouhaha du monde, du "mitote" des toltèques, du fracas des bombes et des fusils, de silence assourdissant des véritables souffrances personnelles profondes muselées dans une répression émotionnelle sans précédent, tout cela nous oblige à une révision profonde, complète et sincère des paradigmes communément admis et surtout de ceux interdits par les groupes sociaux auxquels vous et moi appartenons.

J'ai déjà évoqué plus tôt la construction de l'identité suite à la dépression infantile précoce, le transfert placentaire, le mimétisme cognitif, culturel et social. Ces derniers coupent plus ou moins l'enfant de son autonomie psychique et sa créativité naturelle et plus grave encore, de son Soi véritable.

La personnalité de l'enfant est donc le fruit d'un apprentissage par la peur, l'insécurité, la culpabilité, la honte, le chagrin, le mensonge, l'illusion et l'attachement.

Plus tard quand arrive l'âge adulte et quand sonne l'heure de l'Éveil, nonobstant l'attrait des sirènes du marketing du développement personnel il va bel et bien s'agir de déconstruire cet identité, déconstruire l'égo en prenant conscience du caractère purement conventionnel voir illusoire de sa réalité. La psychologie et le développement personnel proposent des grilles de lecture de l'individu et des évènements qui sont certes pour beaucoup pertinentes mais l'usage qui en est fait l'est un peu moins.

Si je prends l'exemple des niveaux logiques mis au point par Robert Dilts à partir des travaux de Gregory Bateson, c'est tout l'ensemble qu'il convient de déconstruire voir détruire pour ne laisser la place qu'à la réalité supérieure que le modèle situe au-delà de l'identité pour laisser émerger non pas une autre structure mais une liberté d'interaction avec les autres éléments du modèle. En plus clair il ne s'agit pas de trouver ce qui donne sens à la vie mais de laisser émerger la vie qui vient de ce même sens, du principe à l'oeuvre. Je peux en faire de même avec le modèle de Hudson, l'éneagramme et tous les autres.

Il est d'ailleurs frappant de repérer que les modèles qui proposent la déconstruction du Moi (la théorie U, le coaching intuitif...) sont les moins notoires sur l'échelle de notoriété.

Ainsi donc qui nous sommes vraiment ne se construit pas, qui nous sommes vraiment se révèle. La première raison en est que qui nous sommes vraiment était déjà là, a toujours été là et le sera toujours.

"Le Soi se situe au-delà des acquis du vécu, des conditionnements, des connaissances reçues, de tout ce qui compose notre mémoire, de ce que nous pouvons appeler notre personnalité construite. Il n'est pas tenu par les structures logiques de l'intellect. Cette partie inconsciente de nous- même est constamment en liaison avec la partie consciente, constituant pour elle une source d'énergie cachée mais fondamentale.

Le Soi «sait» : il sait qui il est, il sait où nous allons, il a la connaissance des tenants et des aboutissants de la vie. Étant par nature discret, non interventionniste, il n'impose jamais sa vision des choses. Aussi est-ce bien souvent l'ego qui a le dernier mot lorsqu’il s’agit de former nos croyances, d’utiliser nos ressources, de choisir notre comportement. Mais cette prédominance de l’ego peut être dépassée, à partir du moment où nous percevons clairement QUI est à la source de notre vie, où nous réalisons le côté limitant et illusoire de l’ego, où nous entrons en contact avec notre nature profonde et la laissons s’exprimer."

David Lefrançois

La spiritualité non duelle indique que tout le jeu de l'incarnation, ce que l'hindouhisme identifie comme la farce de Shiva consiste à jouer à ne pas être Soi pour ensuite retrouver le chemin de retour à la maison, reprendre conscience de qui nous sommes vraiment. 

Le bonheur serait donc une quête éminemment spirituelle plus encore que purement ontologique. Le voyage serait sans distance puisqu'en réalité le paradis perdu n'a jamais été quitté. Nous en aurions tout simplement perdu conscience, nous nous serions simplement voilé la face avec un cache paupière des plus efficace qui s'appelle... la matière, la création. Le Colin-Maillard n'ayant plus cours dans notre siècle, il semble plus qu'urgent de lever le voile.

 

 

 

Là encore, le chemin à emprunter sera exempt de toute redite, de tout apprentissage, de toute transmission et par extension de toute sécurité. C'est une démarche aussi universelle qu'individuelle. Il s'agit plus d'une initiation que d'une formation. Il s'agit plus de se souvenir que de découvrir. C'est un chemin de retour à la maison, il s'agira donc de rebrousser le chemin de toutes nos constructions mentales : pensées, idées, paradigmes, émotions, traumatismes, croyances, mémoires, choix, déterminismes, messages contraints, voeux, non-voeux, dualité, ect.

Ce qui en fait la complexité en fait la beauté. Ce qui en fait l'unicité en fait la simplicité. C'est aussi fun qu'insaisissable. Aussi personnel qu'inconnu.

Dans la vidéo ci dessus, j'explique comment je vous accompagne le chemin qui mène à Soi.

 

 

 

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