Briller ou éclairer ?

April 3, 2018

Parmi les gros mots de l'enseignement spirituel, on trouve deux verbes diversement interprétés par les uns et les autres quand à la bonne conduite à tenir, comme s'il y en avait une, dans les rapports sociaux.

Quelques siècles de jansénisme pseudo judéo-chrétien et quelques décennies de new-age ont globalement enseigner la vanité de briller et la vertu attachée à la noble mission d'éclairer le monde pour le sortir de l'ornière dans laquelle il se retrouve empêtré.

Il n'en demeure pas moins que suivre un chemin d'éveil voir de développement personnel tout en se préservant de signe ostentatoire d'une certaine satisfaction de Soi, relève à mon sens de la schizophrénie. Par ailleurs prétendre aider ses semblables en les soumettant à un modèle défini aussi reluisant soit-il, s'apparente à s'y tromper à un totalitarisme idéologique digne de William Lynch qui a tellement poussé à son paroxysme l'esclavage mental que des pays entiers s'y trouvent encore quatre siècle plus tard.

Dans l'article Qui est l'exemple du 15 février 2017 que je vous invite à relire, je faisais état de l'importance de s'inspirer de Soi et de se méfier de toute recette miracle promettant le bonheur parfait en 7 clés et en un mois d'un entrainement intensif à je ne sais quelle technique de coaching. Suivre le chemin de l'individuation au sens Jungien du terme suppose une expérience de Soi donc un total détachement, je n'ai pas dit un rejet, des apports extérieurs. La lumière extérieur rencontrant l'obstacle de ma matérialité créant inexorablement ma part d'ombre, je gagne à m'éclairer de ma propre lumière. Merci donc à tous les lucifers de la planète de s'abstenir d'éclairer une route que je suis le seul à pouvoir découvrir, connaitre, emprunter.

 

 

 

 

 

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